VS Code 1.145 : agents distants, revue croisée entre agents et automatisations cron

Microsoft a publié Visual Studio Code 1.145, disponible depuis le 4 novembre 2026. Cette version ne révolutionne pas l’éditeur de texte lui-même : elle poursuit le virage engagé depuis plusieurs mois vers le travail avec des agents de code. Prévisualisation d’applications sur une machine distante, sessions mélangeant plusieurs agents, automatisations planifiées en syntaxe cron : voici ce qui change concrètement pour un développeur web.

Des sessions d’agents distantes qui se comportent comme en local #

C’est la nouveauté mise en avant par les notes de version officielles. Quand une session d’agent tourne sur un hôte distant, le navigateur intégré de la fenêtre Agents charge désormais les pages à travers cet hôte, comme il le faisait déjà dans les espaces de travail distants.

En pratique, si un agent lance un serveur de développement sur la machine distante, on peut ouvrir l’application directement dans la fenêtre Agents, vérifier les modifications et renvoyer un retour à l’agent, sans basculer vers un navigateur séparé. La fonction est en préversion et s’active avec le réglage workbench.browser.enableRemoteProxy.

À lire Discord abandonne Electron pour Rust : ce que la réécriture dit aux développeurs

Les « canvases », ces surfaces interactives que les agents peuvent produire, fonctionnent aussi à distance si l’on active en plus chat.canvases.enabled. Pour les équipes qui développent sur des machines de build ou des environnements cloud, c’est la fin d’un aller-retour pénible entre l’éditeur et un onglet de navigateur.

Plusieurs agents dans une même session #

VS Code permettait déjà d’imbriquer des sessions dans une conversation principale. Jusqu’ici, chaque session imbriquée héritait du « harness », c’est-à-dire du moteur d’agent, de sa session parente. Pour obtenir l’avis d’un autre agent, il fallait ouvrir une session séparée et perdre le regroupement.

Avec la version 1.145, une session imbriquée peut utiliser un harness différent. Les notes de version donnent l’exemple d’une revue croisée : demander à Claude de relire le plan écrit dans une conversation Copilot, ou confier la même tâche à Codex, côte à côte, dans la même session. Chaque conversation garde son modèle, son agent et ses niveaux de permission. Là encore, la fonction est en préversion, derrière le réglage chat.agentHost.multipleChatProviders.enabled.

Pour un développeur, l’intérêt est réel : la relecture par un second agent devient un réflexe facile, plutôt qu’une manipulation fastidieuse. Elle ne remplace pas la revue humaine, mais elle peut filtrer une partie des erreurs avant qu’un collègue ne passe dessus.

À lire C++26 recalé au vote ISO : une première dans l’histoire du langage

Des automatisations planifiées en syntaxe cron #

Les automatisations locales, qui permettent de lancer des tâches d’agent récurrentes, sortent des préréglages. Comme le résume Visual Studio Magazine, elles acceptent maintenant des planifications cron à cinq champs et peuvent s’appuyer sur les agents personnalisés définis dans l’espace de travail.

Pour qui a déjà écrit une crontab sur un serveur Linux, la syntaxe est familière : minute, heure, jour du mois, mois, jour de la semaine. On peut imaginer une vérification des dépendances obsolètes chaque lundi matin, ou un résumé des tickets ouverts en fin de journée. Prudence toutefois : une tâche automatique reste une tâche à surveiller, et il vaut mieux commencer par des actions en lecture seule avant de laisser un agent modifier du code sans supervision.

Moins de bruit dans le chat, plus de contrôle sur les fichiers #

Deux réglages plus discrets vont parler à beaucoup de monde. Le premier concerne la verbosité des agents : on peut choisir des réponses concises, ou au contraire afficher le détail du raisonnement et des appels d’outils. Utile pour suivre de près ce que fait un agent quand on débute, puis pour alléger l’affichage quand on lui fait confiance.

Le second touche les exclusions de fichiers. VS Code permet désormais d’exclure des dossiers tout en gardant visibles et recherchables les fichiers dont on a besoin. Sur un gros dépôt, avec des dossiers générés ou des dépendances volumineuses, c’est un petit confort qui évite de jongler entre les réglages.

À lire Node.js 27 alpha : une seule version majeure par an, et toutes deviennent LTS

Et pour la pause café, Microsoft a glissé un mini-jeu de plateforme mettant en scène Blobby, la mascotte de VS Code. Anecdotique, mais révélateur du ton de cette version.

Ce que cela dit du métier de développeur #

Version après version, VS Code se transforme en poste de pilotage pour agents plus qu’en simple éditeur. Les nouveautés de la 1.145 vont toutes dans le même sens : faire travailler des agents à distance, les faire se relire entre eux, les lancer à heure fixe.

Pour les développeurs en formation comme pour les profils expérimentés, la compétence qui monte n’est plus seulement d’écrire du code, mais de cadrer, vérifier et relire ce que produisent ces outils. Savoir lire un diff, écrire des tests qui attrapent les régressions, comprendre ce qu’une commande fait avant de l’autoriser : ces bases restent le meilleur garde-fou.

La mise à jour s’installe depuis la commande « Check for Updates » de l’éditeur. Les fonctions en préversion doivent être activées manuellement, et Microsoft invite à signaler les problèmes rencontrés sur le dépôt GitHub du projet.

À lire Gemini 4 Carbon : Google réserve son modèle le plus puissant à la cyberdéfense

Pentalog Institute est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Développement Web

Sites partenaires — Tech & Digital : Backlinks Seo · Cforever · Progres Seo